7 femmes

7 femmes

Lydie Salvayre

Language: French

Pages: 135

ISBN: 2:00352752

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


Sept portraits intimistes et enlevés des plus grandes figures littéraires et féminines du début du XX e siècle.

Sept femmes. Sept allumées pour qui l'écriture n'est pas un supplément d'existence mais l'existence même. Sept oeuvres dont la force et la beauté ont marqué Lydie Salvayre et décidé pour beaucoup de sa vie. Sept parcours, douloureux pour la plupart, dont elle suit les élans, les angoisses, les trébuchements et les fragiles victoires.

Emily Brönte (1818-1848), Colette (1873-1954), Virginia Woolf (1882-1941), Djuna Barnes (1892-1982), Marina Tsvetaeva (1892-1941), Ingeborg Bachmann (1926-1973) et Sylvia Plath (1932-1963)

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méchanceté des hommes en général, et celle de ses concitoyens en particulier, lesquels lui apparurent comme une race sadique et féroce tapie derrière ses radiateurs. Dans Le Bois de la nuit, elle avait écrit : Des confusions et des anxiétés vaincues, voilà ce qui nous compose, tous tant que nous sommes. Vingt ans après, ses angoisses persistaient, la littérature n’étant probablement pas faite pour les vaincre. Pire, elles resurgissaient avec une violence décuplée, après s’être tues ou déguisées

durant quelques années. Djuna avait été une solitaire. Elle devint une emmurée. Elle exigeait tant de la littérature et de ceux qui la faisaient que ses exigences finirent par s’inverser en sentiments persécutoires. Kafka avait écrit à Brod que l’écrivain était le bouc émissaire de l’humanité. Djuna Barnes se vécut comme telle. Toutes les relations avec le milieu littéraire lui apparurent désormais comme autant de menaces : celles avec les médias (qu’elle connaissait trop bien pour ne pas

pour le travail, l’absence de carriérisme, la simplicité, l’enthousiasme). Apparence : un look de campagnarde, des manières parfaites et un visage ordinaire, ni beau ni laid, passe-partout. Métier rêvé : sténographe de l’être. A dix-huit ans, elle fit ses premières armes dans ce métier et imprima à ses frais un recueil de poèmes Album du soir. Le livre fut remarqué par Maximilian Volochine, poète et peintre russe, qui vint un jour sonner à sa porte pour lui dire qu’il exultait. Elle le fit

éditions d’Etat. Pour faire montre de sa bonne volonté, elle � obéit » à la prérogative et leur fait parvenir un choix de ses poèmes, sans chercher nullement, elle est incorrigible, sans chercher nullement à les modifier pour qu’ils conviennent mieux à l’idéologie régnante. A partir d’un exemplaire retrouvé d’entre les décombres d’une décharge, le recueil de ces poèmes a pu être reconstitué. Il paraît pour la première fois en France au moment où je rédige ces lignes sous le titre Mon dernier

sérieux, disait Bataille.) Il s’agit à présent de devenir adulte ! Et de rabattre une fierté qui ne présage rien de bon ! sentence prononcée par tante Branwell dans un superbe tremblement de poitrine. Emily, qui n’a quitté Haworth que durant quelques mois en 1824, fait ses adieux à Tabby et à Anne en avalant ses larmes et en mouchant très fort son nez menu. Sitôt entrée au pensionnat, tout son esprit s’élance vers ceux qu’elle a quittés. Elle suffoque. Tout lui manque. Et tout lui semble

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